Alliance Sahel
L’Alliance Sahel est une plateforme de coordination internationale regroupant 27 organisations et pays.
Créée en 2017, cette initiative a pour objectif de mieux soutenir les initiatives de développement au Sahel.
Le Sahel présente un paradoxe frappant entre ses multiples potentiels et les difficultés auxquelles font face les populations. La région dispose notamment d’importantes ressources naturelles comme le pétrole, le gaz naturel, l’or, les phosphates, les minerais… Elle abrite certains des plus grands aquifères du continent, ainsi que des eaux de surface comme le lac Tchad et le fleuve Niger. Ces ressources offrent des opportunités considérables pour la diversification économique et le développement des moyens de subsistance. En outre, le Sahel bénéficie d’un potentiel énorme en énergies renouvelables, notamment solaire. La région peut également compter sur le dynamisme d’une population particulièrement jeune et héritière d’un patrimoine culturel des plus riches.
Pourtant, le Sahel reste confronté à des enjeux sécuritaires et à de fortes vulnérabilités économiques, sociales et environnementales. La situation est particulièrement critique dans les zones périphériques et transfrontalières. La pression sur les ressources naturelles est source récurrente de conflits entre agriculteurs et éleveurs. Malgré une urbanisation rapide, 64 % de la population sahélienne est rurale et dépend majoritairement des revenus de l’agriculture et de l’élevage.
La région est également exposée à des aléas climatiques et environnementaux caractérisés par l’irrégularité des pluies, la sécheresse ou des inondations récurrentes.
Enfin, les économies sont souvent caractérisées par un marché de l’emploi largement informel, l’étroitesse des assiettes fiscales, une industrialisation peu développée, ainsi qu’un secteur agricole dominant peu tourné vers les activités de transformation.
Dans ce contexte, plusieurs partenaires au développement créent l’Alliance Sahel en 2017, une plateforme de coordination de la coopération au développement au Sahel, pour soutenir davantage et mieux les priorités de développement du Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad.
Depuis son lancement, l’Allemagne, la Banque africaine de développement, la Banque européenne d’Investissements, la Banque Ouest Africaine de Développement, la Banque mondiale, le Canada, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Luxembourg, les Nations Unies, la Norvège, le Royaume-Uni, la Suède et l’Union européenne ont rejoint l’initiative comme membres de plein exercice.
Neuf pays ou organisations ont également rejoint l’Alliance Sahel en tant que membre observateur : le Japon, la Belgique, la Suisse, la Finlande, la Société financière internationale, la fondation Bill & Melinda Gates, le Tony Blair Institute for Global Change, l’Irlande et l’Organisation internationale de la Francophonie.
Afin d’apporter une réponse adaptée aux défis rencontrés par les pays sahéliens, les membres de l’Alliance Sahel ont choisi de guider leur action selon les principes suivants:
- un ciblage des interventions sur des secteurs prioritaires
- une redevabilité réciproque entre les membres et les pays sahéliens
- des modes d’action innovants et flexibles, adaptés aux contraintes et spécificités du terrain, ainsi qu’une diversification des acteurs de mise en œuvre
- un engagement renforcé dans les zones les plus vulnérables et fragiles, à travers l’Approche Territoriale Intégrée (ATI)
Ces principes visent à améliorer la coordination et la cohérence entre les partenaires au développement du Sahel et à accroître l’efficacité et l’impact des projets financés afin d’améliorer durablement les conditions de vie des populations, en particulier les plus vulnérables.
Les secteurs d'intervention
Avec l'objectif d’apporter une réponse efficace et structurée aux défis auxquels font face les pays sahéliens, les membres de l’Alliance Sahel ont choisi de concentrer leurs efforts sur des secteurs prioritaires, en accord avec les priorités de développement des pays du Sahel.

